« Rouge et or » Jean Cocteau décorateur, costumier et metteur en scène

Déc 4, 2012 by

L’exposition Rouge et Or présente les liens étroits que Jean Cocteau entretint avec le théâtre, lui qui fut à la fois écrivain, acteur, décorateur, costumier et metteur en scène.

Par le biais de l’anachronisme et du raccourci, de l’absurde et de l’humour, les pièces de Jean Cocteau déroulent sous nos yeux le mystère de la poésie, usant de ce « réalisme irréel » qu’il poursuit dans l’ensemble de son œuvre.


Au travers de dessins, d’accessoires, de photographies et de documents d’époque, mais aussi d’extraits de films, la thématique Rouge et Or permet de découvrir les coulisses d’une œuvre en élaboration et de retrouver les grands interprètes du théâtre de Jean Cocteau : Genica Athanasiou, Berthe Bovy, Édith Piaf, Jeanne Moreau, mais encore Edwige Feuillère, Yvonne de Bray, Maria Casarès et bien entendu Jean Marais.

« La vie de Jean Cocteau est vouée à la poésie, aussi lorsqu’il réalise son premier film il entre dans sa période de « poésie de cinéma ». C’est en 1930 qu’il met en scène Le sang d’un poète grâce à l’apport financier du vicomte de Noailles. Dans ce film d’avant-garde, Jean Cocteau s’exprime librement et les thèmes qu’il aborde sous forme de tableaux – homosexualité, drogue – font scandale. Après cette première expérience cinématographique, il faut attendre dix ans pour qu’il s’intéresse de nouveau à cet art. En 1940, devant l’insistance du réalisateur Marcel L’Herbier, Jean Cocteau écrit les dialogues de La comédie du bonheur. Ayant retrouvé le goût du cinéma, Jean Cocteau travaille deux ans plus tard avec Serge de Poligny sur Le baron fantôme dont il écrit le scénario, les dialogues et dont il interprète le rôle du baron Carol. Ce film reste dans l’esprit de beaucoup comme l’une de ses propres réalisations. Dès lors, il devient un auteur de cinéma coté. Toujours en 1942, il signe les dialogues de Juliette ou la clé des songes de Marcel Carné qui ne sera mis en scène que huit ans plus tard. L’année suivante, c’est sur L’éternel retour réalisé par Jean Delannoy que Jean Cocteau travaille : outre le scénario et les dialogues qu’il signe de bout en bout, on lui doit également les décors qu’il a dessinés. En 1944, il prête sa plume aux Dames du bois de Boulogne de Robert Bresson. L’année suivante marque son grand retour au cinéma avec la mise en scène et l’écriture de l’un des plus beaux films du cinéma français : La belle et la bête, enchantement visuel, mélange de poésie et de fantastique salué par le public, qui obtient le prix Louis Delluc en 1946. En 1947, cet auteur complet récidive avec L’aigle à deux têtes, mais le succès n’est pas au rendez-vous : le film est considéré comme trop classique et sans magie. Avec Les parents terribles (1948), Jean Cocteau met en scène une pièce qu’il avait écrite pour le théâtre et signe un huis clos remarquable. L’année suivante, il réalise Orphée, une adaptation moderne du mythe, mettant en scène Jean Marais présent dans tous ses films depuis L’éternel retour en 1943. Dix ans plus tard, il renoue avec le cinéma. En 1959, il réalise Le testament d’Orphée, un dernier film poétique tourné grâce à François Truffaut.  » extrait de la fiche personnalité de la BIFI http://cinema.encyclopedie.personnalites.bifi.fr

 

 

 

 

 

 

Horaires
Ouvert tous les jours de 10h00 à 18h00 sauf les mardis et le 1er janvier, le 1er mai, le 1er novembre et le 25 décembre.

Nocturnes tous les vendredis des mois de juillet et août jusqu’à 22h00.

Tarifs
Musée Jean Cocteau collection Séverin Wunderman et musée du Bastion : 6 €

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