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Se vêtir à la cour en Europe (1400-1815),
  C’est à la cour, lieu du paraître par excellence, que s’exprime le plus la préoccupation des sociétés pour les apparences. Que signifie la façon de se vêtir dans cette « société du spectacle » ? Le paraître vestimentaire y est un puissant moteur de pratiques culturelles qui touchent au corps et à l’identité. Il active toute une économie du luxe et alimente la dynamique des échanges entre les cours européennes. Cet ouvrage aborde le vestiaire des princes et de leurs courtisans entre 1400 et 1815, en plein essor de la société curiale. Les souverains ont été parmi les premiers à avoir pris conscience du pouvoir de l’habit et l’ont porté au plus haut degré de raffinement. Se vêtir, c’est aussi régner et gouverner. Loin d’être figé par un système contraignant de codification des apparences, l’habit de cour se définit en fonction de la mode dans laquelle il joue un rôle décisif, notamment en matière de circulations internationales. Élément d’une culture matérielle somptueuse du passé, l’habit de cour perdure dans notre culture visuelle. Sur les podiums de la haute couture ou à l’écran, il reformule des apparences qui relevaient, en leur temps, elles aussi, de la performance des corps et des textiles.   Isabelle Paresys & Natacha Coquery (éd.), Se vêtir à la cour en Europe (1400-1815),Villeneuve d'Ascq, Centre de recherche du château de Versailles, Institut de recherches historiques du Septentrion et CEGES université de Lille 3 (collection Europe du Nord-Ouest), octobre 2011.  

L'homme en animal sur scène et au cinéma
Dans l'enthousiasme général après avoir surmonté des difficultés diverses et variées dues aux grandes premières fois, nous avons le plaisir de vous annoncer l'édition de notre ouvrage publié avec le soutien de la Maison des Sciences de l'Homme Paris Nord. Ce premier recueil souhaite témoigner de l'originalité du groupe c'est à dire la pluridisciplinarité pour envisager un thème principal, ici l'Homme en Animal sur Scène et au cinéma. Praticiens (costumiers et facteurs de masques), ethnologues, sociologues, historiens, conservateurs, spécialiste d'études littéraires, du théâtre et du cinéma se sont donnés rendez-vous pour proposer un regard complet  sur le sujet. A se procurer en librairie spécialisée ou aux Éditions du Jongleur, C/O Mise à jour, 11/13 rue des hautes pâtures, Nanterre 92737.

Un membre du CERPCOS a participé à
LA DANSE DES COSTUMES   Avec Dominique Fabrègue, Catherine Langlade, Elise Bruneval, Mariem Guellouz, Audrey Gouy, Amy Swanson, Rossella Mazzaglia, Gérard Mayen, Julie Perrin, Wilfride Piollet, Pierre Canitrot, Franck Boulègue, Sylvie Perault, Elise Magne, Colette Huchard, Sandrine Dubouilh, Daniel Larrieu Tout contre la peau, le costume révèle le danseur, autant qu’il le protège. Il fait naître des sensations spécifiques, suscite – ou réprime – des postures et des mouvements. Comment les interprètes vivent-ils leurs costumes ? Comment les costumiers questionnent-ils les corps ? Dans ce numéro, ils nous font partager leur intime connaissance de la fibre, de la coupe, de la couleur et de la lumière, de la couture et du pli, du mouvement et du poids… Le costume est d’abord approché en tant que « ce qui reste » d’un spectacle : qu’il soit réutilisé, transformé ou exposé dans un musée, il est le vestige d’une danse disparue et du corps d’un danseur. Cette attention au costume comme témoin traverse le numéro, conçu comme un parcours en images, autour de grands ensembles : voiles, académiques, parures, pantalons, tutus. Des esthétiques a priori éloignées, mais recourant à des éléments vestimentaires proches, se trouvent alors mises en relation : regarder la danse à partir du costume nous invite aussi à approcher différemment le paysage de la création chorégraphique.