Enfin une revue trimestrielle sur le costume

Nov 5, 2017 by

Nous avons l’immense plaisir de vous annoncer la parution imminente de la revue trimestrielle  Mode et costumes. » unique à la ville comme à la scène » Rédactrice en chef, Caroline Plaud-Toussaint

Il n’existait pas encore de revue de la sorte, nous en avons rêvé, nous n’avons pas pu le faire mais nous y participons par l’intermédiaire de Claudette Joannis et Sylvie Perault et de sympathisants comme Anne Monjaret ou Clément Trouche. Ce magazine va rassembler une multitudes d’informations sur la thématique du costume et de ce qu’il représente dans le monde la mode mais aussi celui de la scène et du cinéma. Cette fois la parole est donnée à ceux qui pensent et qui fabriquent dans la mode comme à l’écran.

Couverture revue Mode&Costumes©Mode&Costumes

 

Un long article sur l’exposition Artisans de la scène dont Sylvie Perault est commissaire adjointe. Vous pourrez le trouver en kiosque dès le novembre avec 2500 points de vente annoncé en France, une information bilingue, souhaitons lui longue vie !

Voici un extrait du sommaire :

Billet d’humeur par le comédien Jacques Weber Opinion piece by actor Jacques Weber

«Un costume n’est pas beau, il est exact, et cette exactitude chez le grand acteur, le grand metteur en scène est poétique»

« A costume is not beautiful, it is precise, and this accuracy in a great Actor is what makes great film Directors poetic »

Jean-Pierre Jeunet / Un art total Jean-Pierre Jeunet / A total work of art « Le plus important, c’est la cohérence. Ce ne sont pas les costumes, les décors, c’est l’ensemble. Il faut que les dialogues aillent avec les costumes, que ces derniers aillent avec la musique, qui doit aller avec le décor, qui doit aller avec tout. Il faut qu’il y ait une cohérence d’univers » « The most important thing here is consistency. It’s not just about the costumes or the sets, it’s about the whole atmosphere. The dialogues have to match the costumes, the costumes have to match the music, which has to match the set, which has to match everything. The universe must be consistent »

Carolyn Carlson / Sa poésie du visuel Carolyn Carlson / Her visual poetry « Dans le solo Double Vision (2006), la jupe vient épouser la scène. La robe en soie se déploie sur tout le plateau, en reproduisant le mouvement des vagues grâce à des ventilateurs installés sous le vêtement. Mon corps devient la scène, ils sont liés par le costume. En même temps dans cette création, c’est un combat, une lutte. Si je tourne dans le mauvais sens, le tissu me fait tomber, donc il y a une lutte des jambes » « In the solo Double Vision (2006), the skirt becomes one with the stage. The silk dress spreads out over the entire set, reproducing the movement of the waves thanks to fans hidden beneath the garment. My body becomes the stage, they’re bound together by the costume. At the same time in this creation, it is a fight, a struggle. If I spin in the wrong direction, the fabric makes me fall, so my legs are struggling… »

Ouverture du musée Yves Saint Laurent à Paris / Une transmission assurée Opening of the Yves Saint Laurent museum / Assured transmission « Cependant, l’union entre l’art et la mode ne donne pas lieu ici à l’un de ces musées froids ou arrogants. Au contraire, le lieu prend la forme d’un atelier-musée où le visiteur s’introduit dans le studio du couturier, qui semble figé dans le temps : des échantillons de bouton étalés, une paire de lunettes laissée sur le bureau, la photo de Catherine Deneuve accrochée au mur, la gamelle du chien… La muséographie se veut plus intime que spectaculaire » «However, the link between art and fashion in this museum does in no way resemble other museums of the sort which have a cold and arrogant feel to them. On the contrary, the premises take the form of a workshop-museum where the visitor feels as if he is entering the fashion designer’s studio, it has been left standing still in time: button samples are scattered everywhere, a pair of glasses are placed on the desk, a photo of Catherine Deneuve is hanging on the wall, there is a dish for dogfood……the museum is meant to be more intimate than spectacular

Peinture et costumes / L’autoportrait de deux élèves d’Adélaïde Labille-Guiard, 1785 Painting and costumes / Self-portrait with two students by Adélaïde Labille-Guiard, 1785 « C’est qu’elle a toute son importance, cette robe : ce n’est pas le vêtement d’une artisane, mais une tenue de cour, celle d’une femme en pleine réussite qui a dans sa clientèle la famille royale. La robe est ici la clé de lecture de l’autoportrait d’une artiste qui a réussi à s’affirmer dans un milieu artistique peu ouvert aux femmes, à la veille de la Révolution française » « This dress is indeed valuable, it does not belong to a craftswoman, but to a successful woman who lives at court and who works for the royal family. The dress is the key to read the self-portrait of a female artist who managed to gain a reputation within an artistic community that remained largely closed to women, on the eve of the French Revolution »

Christian Gasc / Créateur de costumes corps et âme Christian Gasc / Costume designer in heart and soul Bien qu’il soit connu et reconnu pour ses créations dites « d’époque », Christian Gasc affirme : « L’exactitude historique n’est pas la priorité, mais j’essaie de m’en rapprocher. La priorité reste le confort de l’interprète. Il faut avant tout un costume dans lequel il peut se mouvoir. » Although he is well-known and praised for his “period” creations, Christian Gasc says, “Historical accuracy is not the priority, but I try to match it. The priority is the actor’s comfort. Above all, they need a costume with which they can move easier

Un matériau / Coup de projecteur sur la plume Spotlight on a material / Feather « À la Belle Époque, âge d’or de la plumasserie, portée par l’élégante ou la showgirl des revues de music-hall, la plume embellit, intensifie le pouvoir de séduction en animant le corps. Jugées inconvenantes, trop frivoles, pour intégrer le vestiaire de la jeune fille, les plumes séduisent sous la forme d’accessoires ou en bordures du vêtement de la femme du monde » « In the ‘Belle Epoque’, the golden age of featherwork, feathers were worn by elegant women or music-hall dancers, enhancing their seductive power by enlivening their bodies. Deemed as improper and too frivolous to be worn by young girls, feathers become popular as accessories or embellishments for the feminine silhouette »

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