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Les Dossiers réalisés par les membres

les influences du cinéma sur la mode, auteur : katell Pouliken


"J'ai eu une vision. J'ai vu toutes les dames en pantalons et tous les messieurs en robes." Quelques minutes avant de plonger dans le terrier, l’Alice  Tim Burton a cette apparition loufoque -du moins pour l'Angleterre victorienne où elle évolue. Un mirage annonciateur du rôle que va bientôt jouer le costume dans l'avènement du pays des merveilles; dans le passage de la réalité à la folie. C'est aux robes d'Alice qu'il faut se fier pour savoir où elle en est de son initiation fantastique. Elle en est vierge encore quand elle s'ennuie dans ses atours apprêtés de jeune aristocrate, en crinoline brodée de lapins. Mais au bout de sa magnifique chute vers l'abîme, elle se relève métamorphosée, évanescente en robe à volants rayée de noir -un motif obsessionnel chez Burton.   Épaules nues, Alice chemine alors au milieu d'une opulente flore équatoriale, y dissipant son érotisme discret.   "Burton est d'abord un grand costumier décorateur, explique l'historien du 7e art Antoine de Baecque. Dans tout le cinéma fantastique, le costume est fondamental, car il installe l'ambiance et incarne le basculement vers le monde irréel. Mais c'est encore plus avéré chez Burton, qui commence ses films par des dessins faits à la main, comme un couturier réalise des patrons. Chez lui, les émotions passent par le vêtement, qui définit la psyché du personnage", poursuit l'historien. Ce qu'on peut vérifier avec le chapelier fou campé par Johnny Depp, aussi roux qu'hirsute, limite punk: image d'une démence magnifique d'où émergent deux billes vert fluo en guise d'yeux et des dents du bonheur (inspirées par la femme de Depp, Vanessa Paradis). Un héros ' et son haut-de-forme ' tout droit sortis d'un défilé John Galliano, dont l'imagerie excentrique se nourrit, comme Burton, de références au kitsch des années 1950 et au baroque.

La créatrice de costumes pour le cinéma Gabriella Pescucci, auteur : Chloé Chambaret/ Objectif cinéma
Parmi nos abondantes et inépuisables recherches, nous avons trouvé l'interview de Gabriella Pescucci qui s'exprime à propos des costumes dits "d'époque", de l'importance des sous vêtements adéquats pour obtenir une ligne corporelle qui ait un sens et soit un signe dans le sens sémiologique du terme. Elle parle   ( trop rapidement ) de ses expériences avec les plus grands metteurs en scène de cinéma italiens et donne son point de vue sur la colorisation des films en noir et blanc. Une interview qui fut proposée par  Objectif Cinéma et qui est menée par Chloé Chambaret.

Dans un grenier., auteur : Jean Dasté
Jean Dasté, acteur de la décentralisation théâtrale, livre ses souvenirs dans Jean Dasté, Qui êtes-vous ? ( Saint Etienne, La Manufacture. 1987).
Moment incroyable que celui où il s'installe à Saint Etienne. Comme il n'y a pas encore de lieu (La Comédie de Saint Etienne sera construite bien plus tard.) Lui et ses compagnons dont Maienne Copeau- Dasté, s'installe à L'Ecole des Mines.
IL explique comme il est important de pouvoir travailler ensemble - physiquement et moralement - afin de pouvoir permettre l'avènement de la création.