Disparition de Martine Mulotte

Juil 31, 2013 by

Disparition de la costumière Martine Mulotte

Compagne de route de  Robert Hossein avec qui elle a fait un long chemin, elle  démarre à ses côtés en 1979 avec les Hauts de Hurlevents en tant qu’assistante puis devient créatrice-costumes des années 1980 jusque dernièrement  avec  L’affaire Seznec en 2010, on la retrouve aussi  de temps en temps au cinéma. Elle était  la costumière attitrée d’Hossein et dans ce cadre était habituée à travailler sur le gigantesque : le nombre de costume requis étant plus proche de la réalité du cinéma que de celle de la scène.  Nous reproduisons ici un article de 2008 écrit par  la bijouterie du spectacle, qui pour le spectacle Ben Hur avait loué différents bijoux et accessoires.  Elle était membre de l’AFCCA, elle a été emportée par la maladie qui l’ a foudroyée.

Revenons quelques instants sur le grand spectacle donné par Robert Hossein, au Stade de France, en septembre dernier. C’était la première fois que l’on adaptait, ailleurs qu’à l’écran, Ben Hur, le roman de Lewis Wallace. Pari réussi. Une première également pour la Bijouterie du Spectacle, peu habituée à intervenir sur une aussi grosse production. En même temps, nous faisions la connaissance de Martine Mulotte qui, depuis plus de vingt ans, est la créatrice des costumes des principaux spectacles de Robert Hossein. Habituée au caractère méticuleux, exigeant, parfois «césarien», de son metteur en scène, elle fut, tout au long de cette formidable aventure, d’une efficacité remarquable. Conciliant les impératifs de la scène avec la volonté de respecter la vérité historique, elle a ainsi imaginé et conçu près de 750 costumes, dont 220 tenues de légionnaires. Pour faciliter la perception du spectateur, tout a été mis en œuvre pour bien distinguer les différents protagonistes. C’est ainsi que fut décidé que les romains porteraient des bijoux en or tandis que ceux des judéens seraient en argent. Pour bien souligner l’opposition des groupes.
  Après deux visites à la Bijouterie du Spectacle, Martine Mulotte et ses assistantes ont retenu une soixantaine de pièces (colliers, bagues, bracelets, fibules…), excluant les plus fragiles ou les plus complexes qui risquaient d’être endommagées par les nombreux changements de tenues au cours de la représentation. Mais Robert Hossein n’aime pas beaucoup ce qui étincelle. Pour lui, c’est l’acteur qui doit capturer la lumière, pas son costume. Bien que ne partageant pas cette opinion – mais il faut bien se ranger à l’avis du « maître » – nous avons dû nous résigner à ce que plusieurs bijoux reçoivent une patine pour en atténuer la brillance. Tant pis pour ceux qui avaient été récemment redorés à l’or fin. Le spectacle fut magnifique, notamment la célèbre course de chars. Les parures, par contre, étaient difficiles à distinguer au niveau des spectateurs. Elles furent plus visibles à la télévision, un mois plus tard, quand Ben-Hur fut l’objet d’une émission spéciale de Mireille Dumas.

http://bijouterieduspectacle.blogspot.fr/2007_04_01_archive.html

 

 

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1 Comment

  1. Je suis terrassé par cette nouvelle.
    J’avais travaillé avec Martine sur le film de Jacques Otmezguine « Une Employée Modèle ». C’était une femme qui alliait une grande compétence, un goût exquis et une trop grande discrétion. Bref, je l’aimais beaucoup.
    Je présente mes condoléances à sa famille et ses proches.
    Alain Marcoen

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