Comédies musicales !!!

Déc 7, 2018 by

La France aura mis le temps pour aimer, monter ou accueillir des comédies musicales. Genre très implanté dans les pays anglo-saxons depuis longtemps, la comédie musicale impose aux artistes d’être pluridisciplinaires : danse mais aussi chant ou bien encore claquettes, voire acrobatie et bien sûr la comédie. La philharmonie de Paris ainsi que le CNCS proposent chacun une exposition sur cette thématique. Un aperçu avant les photos in situ.

Le Centre national du costume de scène organise ainsi une exposition invitant les visiteurs à se plonger dans l’univers des plus grandes comédies musicales de My Fair Lady ( anecdote: c’est Mme Marchand, modiste du spectacle parisienne aujourd’hui nonagénaire qui a créé le magnifique chapeau d’Audrey Hepburn) à La Mélodie du bonheur en passant par Grease,Grease Cabaret, Cats, Le Fantôme de l’Opéra ou encore 42nd Street... Pour (re)découvrir ces productions mythiques, notamment popularisées grâce aux films tournés à Hollywood, le CNCS a réuni plus de 100 costumes qui retracent l’histoire de cette forme théâtrale mêlant comédie, chant et danse. Née au début du XXe siècle sur les scènes de Broadway à New York, la comédie musicale connaît en France un engouement sans précédent depuis une vingtaine d’années.cats-comedie-musicale
Se déclinant selon des codes et un vocabulaire esthétique spécifiques, les histoires et intrigues de ces shows induisent souvent des mises en scène spectaculaires, des décors et des costumes aux couleurs chatoyantes.

La comédie musicale est, dès sa création, un genre éminemment populaire ; elle est aujourd’hui un phénomène majeur et unique. Danny et Sandy (Grease), Sally Bowles (Cabaret),singin in the rain Don Lockwood (Singin’ in the Rain)… les costumes de ces fameux personnages, que l’on reconnait au premier coup d’œil, permettent aux comédiens de porter haut les célèbres rôles qu’ils incarnent. C’est un monde glamour et enjoué que le CNCS choisit de mettre en lumière. Héritier de différentes formes artistiques telles que l’opérette, l’opéra-comique, la revue et quelquefois le jazz, le musical s’inscrit dans un patrimoine et une culture principalement anglo-saxonne ; les théâtres de Broadway à New York et du West End à Londres en sont les scènes légendaires. En France, c’est à partir des années 1960 que les spectateurs découvrent ce genre musical grâce notamment aux tournées des shows américains ou à la diffusion des films cultes tels que West Side Story ou My Fair Lady… suivis par les réalisations de Jacques Demy, Les Parapluies de Cherbourg et Les Demoiselles de Rochefort.( voir l’article du cerpcos à ce sujetDemoiselles 2 http://www.cerpcos.com/jacqueline-moreau-et-la-creation-de-costumes-pour-jacques-demy/2017/03/ )
Depuis la fin des années 1990, grâce au succès fracassant de Notre-Dame de Paris, ND de Parispuis de Roméo et Juliette et Les Dix Commandements, les productions de spectacles musicaux français se multiplient devant un public conquis et de plus en plus nombreux. La reprise par Stage Entertainment du Théâtre Mogador combiné avec la programmation de grandes œuvres du répertoire musical américain au Théâtre du Châtelet depuis le milieu des années 2000, ont remis au goût du jour, et avec un succès exceptionnel, des oeuvres emblématiques comme Le Roi Lion, Grease, 42nd Street ou Singin’ in the Rain.
L’exposition présente plus d’une centaine de costumes issus de spectacles joués sur la scène du Théâtre du Châtelet mais aussi, ceux de célèbres productions données à New-York, à Londres, à Toulon, à Paris, dont Grease, le dernier grand succès du Théâtre de Mogador.
La scénographie originale entraine le visiteur côté coulisses, dévoilant la vie du costume avant son entrée sur scène. Déballage, essayage, maquillage et montée sur les planches. Les décors de certaines comédies musicales iconiques sont évoqués sous forme de clins d’oeil décalés dans un parcours joyeux, et bien sûr, musical.

Commissariat : Delphine Pinasa
Conseiller artistique et auteur du catalogue : Patrick Niedo
Scénographie : Philippine Ordinaire et Olivier Coquet

A la philharmonie de Paris, l’exposition Comédies Musicales, la joie de vivre au cinéma, propose aux visiteurs de découvrir l’histoire de la comédie musicale américaine au cinéma 0697-hd_singin-in-the-rain_0depuis l’arrivée du cinéma parlant à la fin des années 1920 jusqu’à aujourd’hui. Le musical américain a connu des phases d’engouement, de désaffection, de résurgence, d’apogée (au début des années 1950), de mutations… Il n’a en fait jamais cessé de décliner et de renaître de ses cendres. Les étapes de la réalisation d’un musical ont été mises au point à Hollywood, de façon assez précise, dès le début des années 1930. Les impératifs inhérents à la comédie musicale en ont fait l’un des genres cinématographiques les plus coûteux en termes de budget et de temps de travail, d’où la rigueur des producteurs soucieux de rentabiliser leur investissement. La présence de chansons ou de chorégraphie oblige à une écriture, puis à une phase de préparation spécifique. Les acteurs et les collaborateurs de création (musique, image, décors, costumes, montage, effets spéciaux…) doivent se plier aux contraintes du chant et de la danse. La mise en scène doit unifier tous ces éléments de façon cohérente. Les avancées techniques servent le processus ou lancent de nouveaux défis.

Presque tous les pays du monde ont eu, à un moment ou un autre de leur histoire, une tradition de films musicaux. Souvent d’origine scénique, de l’opérette viennoise à la scenegiata napolitaine, du vaudeville anglo-saxon aux rumberas mexicaines ou aux chanchadas brésiliennes, en passant par « l’orientalisme » du cinéma égyptien, si populaire dans le monde arabe, tous ces films étaient, dans leur conception et leur fabrication, assez proches du modèle hollywoodien. Mais seul le cinéma indien est parvenu jusqu’à aujourd’hui à pérenniser  de façon rentable sa production de films musicaux, qui  influent toutes sortes de récits.

commissaire d’exposition, N. T. Binh, directeur artistique et scénographe, Pierre Giner

Sylvie Perault

Sources : dossiers de presse et terrains du CERPCOS (pour Mme Marchand et Jacqueline Moreau)

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