LE COSTUME COMME CRISTALLISATION DE FORMES SOCIALES : MOBILISER L‟IMAGINAIRE COLLECTIF
Les étudiants du Master 2 Stratégie du développement Culturel mention Publics de la Culture et Communication ont réalisé un mémoire sur le costume au cinéma, le tout assorti d'une solide bibliographie.
Nous publions la note d'intention ensuite vous irez à l'adresse suivante :
http://www.projet-cinecostum.c.la/
Note d'intention.
Conscients de la nécessité patrimoniale de la conservation des costumes et accessoires de cinéma, Didier Jovenet et Romain Leray ont fondé, dans cette optique, l’association . Cette dernière compte actuellement plus de 3000 costumes constituant par leur diversité une véritable histoire du cinéma mondial. Dans le cadre d’un partenariat entre cette association et l’Université d’Avignon, nous étudions les relations entretenues entre cinéma et costume.
L’intérêt de ces relations réside dans les nombreux angles de vue disponibles à leur étude. En effet, la simple définition du costume ou la mise en valeur d’un corps de métier à travers cet objet peut nécessiter un travail de recherche à lui tout seul. Or, la particularité du cinéma réside dans le fait qu’il s’agit d’une pratique collective de sortie. Nous avons donc choisi d’orienter notre réflexion sur le public, et plus spécifiquement sur le rôle du costume au sein du pacte de réception. En effet, le lien que le public entretient avec le costume, élément matériel, peut être appréhendé au moment de l’expérience cinématographique à travers l’écran, mais aussi à l’extérieur de la salle de projection par sa mise en présence directe avec l’individu.
Ainsi, au même titre que d’autres éléments constitutifs du film, tels que les choix de mise en scène ou les décors, le costume contribue, pour le spectateur, à la création d’un imaginaire. C’est pourquoi, il nous apparaît pertinent d’organiser notre réflexion autour de la notion d’imaginaire.
Problématique
« Hors de l’instant film, dans quelle mesure le costume de cinéma mobilise-t-il un imaginaire ? »
Pour construire notre réflexion autour de cette problématique, nous avons choisi d’utiliser la théorie de Edward T. Hall développée dans son ouvrage (Seuil, Paris, 1971), et plus particulièrement une de ses observations. Celle-ci se construit sur le concept de proxémie qui renvoie aux distances physiques au cœur desquelles s’effectuent les interactions entre les individus.
Ce concept permet en effet à l’auteur de distinguer les quatre espaces physiquement mesurables que chaque individu construit autour de lui. L’espace de l’intime, distance qui permet seul le chuchotement, celui du personnel, qui permet les interactions amicales, celui du social et enfin, l’espace public.
En nous éloignant d’un lexique axé sur les interactions et en envisageant ces espaces d'avantage comme des identités propres, nous souhaitons, à travers l’utilisation de cette théorie, appliquer ces différentes sphères aux différents imaginaires mobilisables par la mise en présence du costume.