Emile Zola : La scène n’est pas une vitrine ni les comédiens des gravures de mode… Il faut savoir être « mal mis et superbement habillé » Les propos de l'écrivain lors de l'adaptation du roman l'Assommoir au théâtre.
Un nouveau texte fondateur.
Nous avions vu avec Bertolt Brecht qu' "au théâtre la pauvreté aussi doit être belle."
C'est aspect des choses avait déjà été émis par Zola en 1881 alors que son roman l'Assommoir devait être adapté au théâtre. Il décrète alors que "La scène n’est pas une vitrine ni les comédiens des gravures de mode… Il faut savoir être « mal mis et superbement habillé » En réponse à des spectateurs aisés, frileux de voir en scène des personnages mal habillés évocateurs de pauvreté.
On me répète une appréciation singulière. Les femmes élégantes, les simples bourgeoises elles-mêmes diraient : « Oh ! Impossible d’aller voir L’Assommoir, les personnages sont trop mal habillés ! » Voilà un joli jugement, et qui soulève une bien grosse question, celle du costume au théâtre. On me permettra de la traiter. L’auteur du roman et les auteurs du drame ne sont d’ailleurs pas en jeu. Il s’agit de faire rendre justice aux artistes de l’Ambigu, ces artistes « trop mal habillés », qui ont fait preuve, dans la composition graduée de leurs costumes, du plus grand art.
Le texte intégral : rubrique texte fondateur.